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lettre de lien

Envoyer une lettre de lien est un projet qui me tient à cœur. Ce sera par mail, 2 ou 3 fois par an sans doute, sans périodicité régulière. Pas par les réseaux sociaux.

J’espère que vous aurez plaisir à me lire et mieux connaître mon atelier et ma démarche !

Pour vous abonner et recevoir les lettres suivantes par courriel, il vous suffit de me le faire savoir par mail. Et pour vous désabonner même chose. Je ne transmets pas les adresses mail qui me sont communiquées. 
 
Lettre de lien n° 1, 

Nous voilà à l’automne 2019. C’est la période entre deux saisons de fruits : Ceux d’été sont à présent terminés. Les agrumes, la myrte, l’arbouse arriveront à maturité dans quelques semaines avec le retour du froid.

Je m’approvisionne directement chez les producteurs, sur un rayon de quelques kilomètres et je préfère cueillir moi-même. Sur douze mois je mets une vingtaine de fruits dans mes chaudrons et quelques plantes aromatiques également. Cette diversité me permet d’étaler mon travail sur l’année.

Les fruits d’été sont tous fragiles. Je les cueille à leur pleine maturité, le matin à la fraiche et je les transforme le jour même. Je termine mes cuissons le lendemain.

Je commence avec chaque fruit dès que sa saison démarre et je profite de l’échelonnement du murissement pour ramasser autant de fois que possible et par petites quantités que je peux transformer sans les faire attendre. Pour les fruits les plus délicats je ramasse tous les 2 jours et sans répit tant que je n’ai pas réalisé le nombre de pots dont j’ai besoin pour l’année.

De cette façon je travaille toujours avec des fruits à point. Et je mets le plus de chance de mon côté pour constituer mon stock pour l’année. Heureusement les journées d’été sont longues et les mois ont 31 jours !

Si je n’ai pas prévu assez ou si la production locale n’est pas au rendez-vous, parfois il me manque un (des) parfum(s) pour quelques mois ou une année. C’est le jeu et il faut l’accepter car la nature et le climat sont aux commandes.

Depuis juin j’ai fait mes confitures de prune, figue, framboise, fruits rouges (framboise + mûre sauvage), pêche blanche, et bonne surprise, abricot (première fois en 3 ans). L’été est aussi le temps des gelées de plantes : romarin, verveine, fenouil sauvage et nepita.

J’ai eu une belle saison de framboises. Elles viennent de mon jardin.

La figue, reine des confitures a nécessité patience et persévérance car les figuiers ont accusé le coup avec la canicule et beaucoup de petites figues sont tombées bien avant la maturité. Le début de récolte a été retardé et la quantité par cueillette est restée très faible sur toute la saison.

J’espérais refaire au moins autant de pêche que l’an passé, et bien non : j’en ai fait la moitié.

Je viens d’avoir mon second contrôle de l’année pour la certification en agriculture biologique. La confiture d’abricot et la gelée de verveine viendront bientôt s’ajouter à la liste de mes confitures bio. J’en ai profité pour faire classer directement 2 recettes que j’adore :

une recette de famille, la tomate verte de ma grand-mère

et

une très belle association : clémentine & feijoa. Peu connu et rare parce que supportant mal le transport le feijoa prospère sous le climat corse. C’est un fruit au parfum exotique incroyable qu’on appelle aussi « goyave du Brésil ».

J’ai cherché longtemps un nom pour ces confitures particulières, que je ferai en quantités quasi confidentielles : Confitures sur réservation ? Confiture de saison ? Confitures éphémères?

J’ai fini par trouver : ce seront mes « éditions limitées ». Car limitées à un chaudron unique ou à un jour unique de production. Le maquis et les jardins sont riches de saveurs et me permettront d’en proposer d’autres au fil du temps.

Cordialement,

Brigitte Etcheber